Court métrage – Long live the kings / Interview Arthur De Kersauson & Clément Beauvais

Long Live the Kings est un court métrage documentaire réalisé par Arthur de Kersauson et Clément Beauvais et produit par Moonwalk films. Un road movie à moto à l’ancienne, entièrement filmé sur pellicule 16mm (Super 16). Pour moi, une petite perle, intense et rare. Tant par son esthétique que par les lieux et les atmosphères traversées, ce film transmet réellement quelque chose, surement une envie de s’échapper pour découvrir.

Film à voir dans le suite de l’article ainsi qu’une interview de l’équipe créative.

LONG LIVE THE KINGS :

Interview de Arthur de Kersauson et Clément Beauvais :

D’abord, où vivez vous et quels étaient vos rôles respectifs pour ce court ?

Clement : Auteur / Réalisateur. Je vis à Paris.

Arthur : Auteur / Producteur; Je vis à Paris.

Vous travaillez tous les deux pour Moonwalk films ou en freelance peut-être ?

Clement : Je suis representé chez Moonwalk Films.

Arthur : Clement et moi travaillons ensemble depuis plus de 7ans. Nous sommes arrivés ensemble chez Moonwalk où j’étais producteur free lance je suis parti de Moonwalk pour développer d’autre projet et Clement et moi continuons à travailler ensemble sous Sags notre “creative workshop”.

Dans quel coin avez-vous été tourner pour trouver ce genre de décors ?

Clement : On est parti du Pays Basque en direction des Pyrénées pour rejoindre le désert des Bardenas en Espagne.

Arthur : Clement à passé des heures sur google map et google street pour repérer.

Pourquoi avoir choisi de filmer en analogique ? Retrouver ce grain qui rappelle les road movie mythiques ? (Easy Rider, La Ballade Sauvage, …)

Clement : Ca nous manquait, quand on travaillait déjà ensemble en australie il y a quelques années, on tournait beaucoup en 16mm, mais depuis notre retour en france on est souvent sur des projets numériques. C’est vrai que le super 16 a un rendu particulier que j’aime beaucoup.

Arthur : Le niveau des productions à énormément monté depuis 3 ans, Il est important de pouvoir avoir une image un peu différente. En plus le sujet demande d’être traité avec une imagerie un peu vintage. C’était le projet parfait pour ressortir la 16. En plus le fait de travailler en pellicule impose d’être plus concentré car la prise à un coût. Je trouve que ca se ressent en production. Ca crée du moment.

Comment se déroule un tournage Super 16 ?

Clement : Toute l’équipe était très concentrée. Personne ne veut gâcher de la pélicule. Donc on prend son temps et on réfléchi à ce que l’on veut faire comme type de plan avant de tourner.
Arthur : C’est plus laborieux mais très gratifiant.

Corrigez moi si je me trompe mais j’imagine qu’Easy Rider, que j’ai cité plus haut, fait parti de vos influences (au niveau de l’esthétique, des cadrages, de l’atmosphère) pouvez-vous me parler de vos sources d’inspiration ?

Clement : Pas tant Easy Rider, mais plus On any sunday de Bruce Brown. Et bien sur des films comme Paris Texas, La ballade sauvage ou Jeremiah Johnson.

Arthur : Je ne l’ai même pas vu (honte) Any sunday ou Endless Summer sont pour moi des références visuelle plus pertinentes.

Vous dites qu’il s’agit d’un court métrage documentaire, aucune scène n’a été préparée à l’avance ? J’aimerais bien en savoir plus sur la manière dont vous procédez pour arriver à ce résultat.

Clément : Les scènes n’étaient pas préparées à l’avance. On avait juste une idée bien précise de la route que l’on voulait faire. J’avais passé beaucoup de temps a faire des recherches sur la région.
Route, hotels, point d’intérêt ect…Par contre les motards ne savaient pas trop à quoi s’attendre. D’une certaine manière, ils partaient vraiment à l’aventure. Et bien bien sûr, malgré les recherches, il y a toujours une grande part d’imprévu dans ce genre de projet. Donc, on improvisait aussi jour le jour, en fonction des routes et du temps surtout.

Arthur : Le style documentaire de toute manière n’interdit pas la mise en scene. Contrairement au reportage ou au journalisme. Personne ne joue de rôle, mais nous devons transmettre une esthétique qui ne se capte pas avec des gopros donc si la lumière et mauvaise et bien on attend qu’elle soit meilleur pour tourner.

Qu’est-ce qu’il y a de plus beau dans un trip de ce genre ?

Clement: Les paysages et partager des moments

Arthur: D’aller dans des endroits à des saisons où personnes ne va.

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi c’est si cool de se balader sur des vieilles BMW modifiées (j’ai cru comprendre, par Blitz Motorcycles) ?

Clement : Je pense que toute l’idée du custom c’est de faire quelque chose d’unique et qui vous ressemble. Et j’imagine très bien que faire de la route n’a pas la même saveur avec un engin que l’on a préparé soi même. Ceux sont de vielles motos et leur fiabilité dépend beaucoup du temps passé à leur préparation. Je crois que là aussi il y a une réelle satisfaction.

Arthur : C’est comme de se balader avec sa copine ou une fille que tu connais pas. Tu connais ta moto, ses bruits. Tu la promene. C’est comme ta première voiture même si c’était une merde tu l’aime parce que tu as fait des choses avec. En l’occurrence ta moto tu l’as faite, ça crée un lien.

Avez-vous des projets en cours ou des idées pour le futur ?

Clement : On travaille sur plusieurs projets en ce moment.

Arthur : On ne peu pas trop en parler mais oui plein de choses arrivent.

Et enfin, qu’allez vous faire chacun juste après avoir répondu à cette dernière question ?

Clement : Regarder un film.

Arthur : Aller inaugurer un bistro.

Merci beaucoup à vous pour ces réponses. 

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